Mon histoire avec la photo

Un peu photographe, depuis toujours.

La photo a toujours été là.
Pas comme un métier, au départ, juste un truc qui me faisait vibrer.

Tout commence à l’enfance. A chaque fois que je partais en séjour, mes parents m’achetait un petit appareil jetable pour que puisse partager avec eux mes aventures. Et puis l’habitude s’est ancrée, et j’avais ces appareils de manière régulière, à la maison.
Je photographiais les animaux, les fleurs, les plantes, mes Dolls etc… tout ce qui me semblait « vivant » et beau. Je n’y pensais pas vraiment, je le faisais juste, parce que ça me paraissait évident.
Toutes mes photos étaient ensuite soigneusement rangées dans mon album.

         En 5e, j’ai eu mon premier appareil numérique, un Fujifilm hyper compact. Il n’a pas fait long feu, il assez vite rendu l’âme.
Mais mes copines de 3e se sont cotisées pour m’en offrir un nouveau, à mon anniversaire.
Ça m’a énormément touchée, et même aujourd’hui quand j’y pense, je suis émue.
Elles savaient que ça comptait pour moi.

Puis au lycée, j’ai acheté mon tout premier reflex, le fameux  Nikon D3000 avec mes sous de mes baby-sitting hebdomadaires.
Je faisais des petits shootings improvisés avec ma petite sœur Inès. Je l’habillais, je la guidais, je testais des angles, de la lumière. C’était instinctif.

J’avais toujours mon boîtier en soirée, pendant les événements… 
D’ailleurs, les rares fois où je ne l’avais pas, on me disait toujours  » ah, t’as pris ton appareil ? »

La passion grandissante, je me suis tout naturellement dit que je voulais être photographe de métier.
Mais le conseiller d’orientation du collège m’a dit fallait faire un Bac Scientifique “parce que c’est mieux pour être photographe” (🤡), alors que moi.  j’étais littéraire dans l’âme.
A partir de là, je me suis dit que ça va être compliqué.

      Alors j’ai adapté mon projet.
Je me suis dite que je pourrais devenir photographe-reporter.
Raconter des histoires, vivre les choses de l’intérieur, les transmettre.
C’était mon ambition durant tout mon lycée.

Mais la vie a fait ses petits détours.
Pour préparer le concours d’entrée à l’école de Journaliste, je me suis dirigée vers des études d’histoire option… archéologie.
Et j’ai adoré cette discipline. J’ai donc continué mon cursus en archéo, laissant tomber l’histoire et de fait, le concours.
A l’issu de ma licence, j’avais envie de découverte, alors j’ai enchaîné les saisons à la montagne, les voyages…
Après quelques années de vadrouilles, j’ai voulu « me poser ».
J’ai repris mes études pour devenir coach sportive, parce que j’ai aussi ce besoin de mouvement, de comprendre le corps, de faire du bien.

Et puis la photo est revenue à moi, sans que je m’y attende.
Quelqu’un m’a proposé un job de filmeuse sur les pistes, en station de ski. J’ai accepté, en complément de mon activité de coach sportive.

Et là, le déclic :
J’étais à ma place.
Très vite, j’ai su que je voulais aller plus loin. Alors je me suis lancée à mon compte.

Aujourd’hui, je photographie les gens. Leurs instants précieux, leur lumière à eux.

Et parfois, je repense à la petite fille qui photographiait les fleurs avec son appareil jetable.
Je crois qu’elle serait fière de moi…

Ce que j’en retiens ?
         Écouter ce qui vibre en nous, même si le chemin n’est pas tout tracé. C’est souvent là que se cache l’essentiel.

 

 

 

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